Que faire de mes peurs ?

Psychanalyse, Coaching, Théâtre – Le coin de l’accompagnement Monter sur scène
dialogue n° 1, février 2016
ELLE
      J’ai peur. Oui, je vous le dis : j’ai peur. Pas tout le temps, mais parfois, de temps en temps, elles remontent, elles m’envahissent, elles m’étreignent, elles sont là, les craintes, les peurs. Alors, je tente de leur échapper, je cherche à les tromper, à les égarer, mais elles sont encore là. Je veux en parler, mais on se lasse de m’écouter…
     Vais-je me laisser dévorer par l’anxiété, l’angoisse? Il m’arrive même, dans une période de calme, d’avoir peur… d’avoir peur. Je n’ai plus de répit : quand la peur s’éloigne, au lieu de goûter le calme, c’est la peur de la peur qui prend le relais.
     Ah, je ne vous l’ai pas dit, je fais du théâtre, enfin, j’essaie… Je sais que c’est aussi un moyen d’exister, de s’affirmer, d’entrer en relation  avec les autres. Oui, j’aime le théâtre, et je sais que c’est bon pour moi, mais… j’ai peur, au point de ne pas pouvoir continuer, de me sentir angoissée, de vouloir tout arrêter.
     Et je ne vous dis pas comment se passent mes nuits. J’ai peur de dormir, laissant alors la place aux cauchemars qui s’empressent d’habiter mon sommeil !
     Je ne vois pas d’issue. Aujourd’hui ressemble à hier, et demain me menace tout autant, je le crains. Que faire ?
LUI
     Bon, ce n’est pas le courrier du miracle, ici ! Je ne vais pas vous livrer la solution clef en main en quelques mots, ou préconiser les choses à faire et celles à ne plus faire. Comme on dit, si c’était si simple, cela se saurait.
     Quelques remarques, seulement. Monter sur une scène, travailler un rôle, le jouer devant autrui, devant plusieurs, cela fait peur d’abord. Cependant, quand on est guidé par un professeur, plus tard par un metteur en scène, quand le travail se fait sans complaisance, mais dans la bienveillance, on constate que la peur paralysante tombe et, s’il reste quelque chose, c’est le trac, que je vous souhaite, car c’est un véritable ami, qui vous aide à vous rassembler et à assurer !
     Il est vrai qu’il y a d’autres peurs, plus intimes, plus profondes, plus tenaces, qui doivent être traitées à part. C’est alors l’objet d’un coaching, d’une psychanalyse, d’un accompagnement personnel individualisé.
     Un tel travail passe par la sécurité du cabinet du praticien et la construction d’une confiance fondée sur la durée. Il passe aussi par la tranquillisation du passé et la dynamisation du devenir.
     De ce travail, je vous parlerai dans ma prochaine chronique. A presto, alors !
© psychanalyste.coach @yahoo.fr   – février 2016